Le Capitalisme au Prisme du Désir et de l’Angoisse: Une Lecture Lacanienne

Le capitalisme opère une confusion systématique entre les registres du besoin, de l’envie et du désir. Si le besoin peut être satisfait par un objet et l’envie par la possession de ce que l’autre possède, le désir, lui, ne saurait trouver de satisfaction dans aucun objet marchand. Pourtant, comme le souligne Roland Chemama dans La Jouissance, enjeux et paradoxes : « Le génie du capitalisme est d’avoir su transformer le désir inconscient en demande explicite, réduisant ainsi la dimension transcendante du désir à une simple logique d’acquisition ».

Ne pas céder sur son désir : Pour une éthique de la subjectivité

L’éthique de la psychanalyse nous place devant une responsabilité vertigineuse : celle d’assumer notre propre désir sans le garantir d’aucune instance transcendante. « Il n’y a pas d’Autre de l’Autre », rappelle Lacan. Aucun grand Autre ne vient légitimer ou cautionner notre position subjective. Se tenir dans cette position, c’est accepter la solitude fondamentale qui caractérise tout acte véritablement éthique.